Depuis toujours, elle sait se servir d'un certain oblique de ses yeux,ou d'un certain gonflé de ses joues, pour déclencher chez Elle, ces éclats de rire qui lui ont fait découvrir la joie. Aujourd'hui encore, elle sait jouer de cela: l'expression, l'intonation lui viennent facilement pour déclencher le rire de ceux qu'elle aime séduire.Comme un état de grâce qui trouverait sa source dans cette première période de sa vie. Elle a appris depuis, que même de très jeunes enfants, afin de "nourrir" leur psychisme en jachère d'émotion, avant même l'apparition de leurs pensées propres, trouve le comportement qui va moduler leur mise en relation avec l' entourage.
Avec Elle, cette relation profonde, l'a faite grandir dans ce principe: elle a du s' inscrire comme le détonateur de sa joie.
Lorsqu'elle vient chez Elle, elle lui raconte toujours les péripéties de son existence, non pas telles quelles se produisent, car franchement, là, il n'y a souvent rien d'hilarant, alors elle lui raconte ..., une histoire, avec la
même trame, accentue les traits de certains personnages, infiltre dans son discours quelques paroles de gascons, met en scène, et caricature les plus puissants, jusqu'a ce que ...ses yeux s'éclairent,ses joues se gonflent du souffle qu'Elle réprime, comme une ultime pudeur qui l'empêcherait, et soudain...Elle s'esclaffe et les voilà entrainées l'une avec l'autre dans un bon quart d'heure de fou rire, dont elle gardera précieusement les ressorts, pour les utiliser, à d'autres moments de leur week-end.
Puis elle repartira, comme elle fait depuis plus de trente années vers ce besoin de vivre sa vie, ailleurs, la laissera à la sienne, bien qu'elle sache, sans pouvoir lui en parler, la tristesse qui s'y est installée de manière définitive ces dernières années...,"Je t'appelle bientôt, prends soin de toi..."
Dans cet entre-deux, elle va continuer de vivre, prendre de ses nouvelles, penser à Elle, quasiment tout les jours, bientôt lui dire, pour lui éviter de trop languir, le prochain moment où elle viendra plus près d'elle, se servir de sa vie, pour égayer la sienne.
samedi 3 octobre 2009
jeudi 21 mai 2009
Vie très "privée"
Je peux dire aujourd'hui que tu ne nous as pas vraiment ménagé.
Ça, c'est le moins que l'on puisse dire.
Je n'ai jamais trop su ta conception des choses, mais peut-être n'avais-tu aucune conception des choses : tu dois faire partie de ces êtres qui ne pensent pas la vie,qui n'ont jamais utilisé cette capacité à se projeter à l'existence pour devenir les bâtisseurs de leur propre destin.
Très vite, tu nous as informé que tu ne souhaitais pas nous garder trop longtemps auprès de toi, que nous devrions nous quitter assez rapidement, que la place des enfants cela n'est pas de rester sempiternellement auprès des parents, que dès que cela sera possible nous devrions trouver du travail.
Je n'ai jamais su ton manque de moi, ta nostalgie de nos états amoureux quand la petite fille que j'étais n'attendait que ton retour pour exploser de joie dans tes bras.
J'avais dix ans à peine lorsque je suis partie en internat dans un lycée de jeune-fille des années 70, avec une discipline trop rude pour l'enfant désirée que j'étais. Face à ma dépression naissante je t'entendis dire, avec ce brin de cynisme propre aux personnes en mal de "mots pour émotions" que cela forgerait mon caractère. Je ne t'ai jamais parlé du cataclysme intérieur que ces mots de toi ont provoqué chez moi, mais je sais surtout, qu'aujourd'hui encore, quarante ans plus tard, le seul souvenir de la cicatrice ravive la douleur de la brûlure
Un trauma fondateur, comme disent les psys, qui aurait pu nous durcir (ton souhait d'ailleurs), nous, tes enfants, au lieu de nous renforcer.
Je voulais te parler de cela, des adultes que nous sommes devenus grâce à toi, mais aussi, souvent, contre toi. J'ai peut-être trop attendu pour déclencher ce moment, me poser plus près de toi, te dire le temps et la souffrance pour tracer une vie de femme acceptable, devoir garder de l' enfance tout ce dont tu nous as privé, à ton insu, car ce que j'attendais, toi même tu ne l'avais pas reçu.
Nous aurions pu parler l'un et l'autre, du monde qui nous a accueilli à presque trente ans d'intervalle, de nos peurs générées et enfouies comme des fantômes qui ont sûrement fragilisé ton équilibre d'"homme debout" vieillissant à peine.
Nous aurions pu parler de tellement d'autres choses aussi, mais, comme toujours, ton destin m'a doublé pour me laisser privé de toi. A jamais.
Ça, c'est le moins que l'on puisse dire.
Je n'ai jamais trop su ta conception des choses, mais peut-être n'avais-tu aucune conception des choses : tu dois faire partie de ces êtres qui ne pensent pas la vie,qui n'ont jamais utilisé cette capacité à se projeter à l'existence pour devenir les bâtisseurs de leur propre destin.
Très vite, tu nous as informé que tu ne souhaitais pas nous garder trop longtemps auprès de toi, que nous devrions nous quitter assez rapidement, que la place des enfants cela n'est pas de rester sempiternellement auprès des parents, que dès que cela sera possible nous devrions trouver du travail.
Je n'ai jamais su ton manque de moi, ta nostalgie de nos états amoureux quand la petite fille que j'étais n'attendait que ton retour pour exploser de joie dans tes bras.
J'avais dix ans à peine lorsque je suis partie en internat dans un lycée de jeune-fille des années 70, avec une discipline trop rude pour l'enfant désirée que j'étais. Face à ma dépression naissante je t'entendis dire, avec ce brin de cynisme propre aux personnes en mal de "mots pour émotions" que cela forgerait mon caractère. Je ne t'ai jamais parlé du cataclysme intérieur que ces mots de toi ont provoqué chez moi, mais je sais surtout, qu'aujourd'hui encore, quarante ans plus tard, le seul souvenir de la cicatrice ravive la douleur de la brûlure
Un trauma fondateur, comme disent les psys, qui aurait pu nous durcir (ton souhait d'ailleurs), nous, tes enfants, au lieu de nous renforcer.
Je voulais te parler de cela, des adultes que nous sommes devenus grâce à toi, mais aussi, souvent, contre toi. J'ai peut-être trop attendu pour déclencher ce moment, me poser plus près de toi, te dire le temps et la souffrance pour tracer une vie de femme acceptable, devoir garder de l' enfance tout ce dont tu nous as privé, à ton insu, car ce que j'attendais, toi même tu ne l'avais pas reçu.
Nous aurions pu parler l'un et l'autre, du monde qui nous a accueilli à presque trente ans d'intervalle, de nos peurs générées et enfouies comme des fantômes qui ont sûrement fragilisé ton équilibre d'"homme debout" vieillissant à peine.
Nous aurions pu parler de tellement d'autres choses aussi, mais, comme toujours, ton destin m'a doublé pour me laisser privé de toi. A jamais.
lundi 4 mai 2009
Un homme, une femme et ses hanches
Lui:-Viens là
Elle:-Qu'est ce qu'il y a?
Lui: -Regarde-toi. Tu t'es vue?
Elle:-Qu'est ce que j'ai encore?
Lui: -T'es moche. T'as vu comme t'es moche?
Elle: -J'ai vu. J'y peux rien
Lui: -Mais si t'y peux.Seulement il faut vouloir.
Elle: -Comme tu dis!
Lui: -Pourquoi tu veux pas?
Elle: -Pas envie
Lui: -C'est gentil. T'as pas envie de me plaire?
Elle: - Non
Lui: -Merci
Elle -Non c'est pas ça.
Lui: C'est quoi?
Elle: C'est moi.
Lui: -Quoi c'est moi?
Elle: -J'ai pas envie de me plaire.
Lui:-Mais je m'en fous, moi!Tu ressembles à une souillon. Pourquoi tu veux pas me plaire?
Elle: -C'est moi.
Lui:-Je m'en fous,je te dis!Tu crois que c'est agréable?Regarde tes cheveux.
Elle: -Ils sont sales
Lui: -Oui ils sont sales.Pourquoi tu les laves pas?
Elle: -J'y pense pas.
Lui: -Quand tu les laves ils sont très beaux,très doux.J'aime bien les caresser,moi,quand tu les mets comme ça, avec une petite barrette.
Elle: -Elle est cassée
Lui: -Mais rachètes en une,merde,ça coute deux francs.
Elle: -Pas pensé
Lui: -Et tes yeux,pourquoi tu les maquilles pas?
Elle: -Sais pas.
Lui: -Mets un trait de truc autour,c'est super joli quand tu le fais.Ca te fais des yeux de...de... sirène
Elle: -D'accord
Lui: -Et ta poitrine.Je suis sûr que t'as pas de soutif.
Elle: -Non
Lui :-Mais c'est moche,regarde,ça te fait deux paquets qui pendouillent,comme les vieilles.T'as des nichons de vieilles.
Elle:-Tant pis
Lui: -Mais non pas tant pis.Attaches-les.Empêche-les de foutre le camp partout.Tu crois que je peux avoir envie de les tripoter les trucs tout mou.
Elle:-Ben non.
Lui: -Ben non.Tu dis ben non comme si tu t'en fichais.Ben non,j'ai pas envie.Et pourtant ils sont mignons quand tu me les mets dans le creux de la main.
Elle:-C'est vieux tout ça.
Lui:-Bien sûr c'est vieux,l'envie elle fout le camp si tu fait pas un effort!
Regarde tes hanches.
Elle:-Elles sont grosses
Lui:-Un peu!T'as pris combien de kilos?
Elle: -Plein
Lui:-Tu manges n'importe quoi,n'importe quand .Pas étonnant.T'as doublé de largeur.
Elle:-Je sais
Lui:-T'étais pas comme ça avant.
Elle: -Avant?
Lui:-Ben oui
Elle:-Avant quoi?
Lui: -Tu sais bien
Elle:-Dis le.
Lui: -Avant...Quand je t'ai connue.T'étais super mignonne,super gironde.La plus belle.Ils voulaient tous t'avoir les copains.
Comment qu'ils en mettaient de la pento sur les cheveux!
Et de la Mont saint Michel sous les bras.
Et même une giclée dans le falzar des fois que tu viendrais y promener ton museau.
Ah je les ai bien,eus! Tous!C'est moi qui t'ai.
Elle:-Avant quoi?Dis-le!
Lui:-Mais arrête!Je les aimais bien tes hanches,moi,dans la petite robe en coton blanc à fleufleurs.
C'était du vêtement qui cachait pas grand-chose .
Juste la vue.
Mais quand tu me frôlais en sautillant par dessus les flaques d'eau,comment je la sentais la chair au dessus de l'os.
Parfois tu appuyais juste ce qu'il fallait pour que je sente aussi l'élastique de la culotte.
Ah la vache!Les filles ,vous en connaissez des trucs pour allumer la mèche.
Fallait pas me le dire deux fois.
Et toi non plus.
Comment qu'il nous en déferlait des paquets de désir!La culotte arrivait plus vite en bas des pieds qu'une ambulance tellement il y avait urgence.
Elle:-Tu les aimais mes hanches?
Lui: -Drôlement.Parce que c'est la première chose qui apparaît quand on fait rouler la culotte.C'est tout doux,tout chaud,tout blanc,parfumé à la lessive en poudre.
On embrasse le creux de la hanche en pensant à ce qui va suivre.
C'est doux comme le ventre d'un chat.
C'est tout juste si ça ronronne pas pareil.
Les mains suivent le chemin des cuisses en pinçant le tissu comme un voile de mariée.
Et soudain,paf,il est là,merveilleux.Tu te le prends de plein fouet comme un soleil.C'est à ce moment là que le monde bascule dans une autre dimension.
Elle: -Et la fille sur la carpette.
Lui: -Tes hanches,comme des rochers émergés dans l'océan des désirs.
Elle:-Ca oui,tu t'y accrochais fort pour pousser ton esquif.
Lui: -Ose dire qu'il n'était pas accueillant ton petit port de pêche?
Elle: -Sûr l'escale coûtait pas cher et l'homme trouvait son compte.
Lui:-Cause toujours!T'étais drôlement plus avenante de la hanche avant.
Elle:-Avant.
Lui: -Parfaitement avant.
Elle:-Avant!
Lui: -Oui,oui,oui,avant!
Elle: -MAIS AVANT QUOI ,BORDEL,dis le un peu,ce qui les déforme les hanches des femmes puisque t'es si causant au moment de les ouvrir.Dis ce qui les laboure,les rabote,les arrache,les écorche,et les laisse ensanglantées quand la marée se retire.Dis ce qui les fouille sans souci,par besoin de violence,par besoin d'éclatement,pour faire mugir les taureaux de la mer qui déversent leur écume et s'en vont pisser au large,égoïstes,piaffants,raides de leur seul pauvre muscle.
Avant!Oui,avant,j'avais envie d'être belle et douce et parfumée comme la tendresse que j'espérais,avant que tu ne fasses de moi le paillasson de ta jouissance.
Avant que je ne referme mes hanches comme des ailes meurtries sur le nid saccagé par tes tempêtes.Avant que je ne renonce à ce qui pourrait en sortir par peur que ça ne te ressemble.Avant que je ne laisse la graisse se répandre et recouvrir monstrueusement les désirs de mon corps.
Je suis sale parce que je me sens sale.C'est tout.
Lui: -...Pardonne...
Elle: -Non
Texte extrait de "la peau du désir"
écrit par Gérard Levoyer
Elle:-Qu'est ce qu'il y a?
Lui: -Regarde-toi. Tu t'es vue?
Elle:-Qu'est ce que j'ai encore?
Lui: -T'es moche. T'as vu comme t'es moche?
Elle: -J'ai vu. J'y peux rien
Lui: -Mais si t'y peux.Seulement il faut vouloir.
Elle: -Comme tu dis!
Lui: -Pourquoi tu veux pas?
Elle: -Pas envie
Lui: -C'est gentil. T'as pas envie de me plaire?
Elle: - Non
Lui: -Merci
Elle -Non c'est pas ça.
Lui: C'est quoi?
Elle: C'est moi.
Lui: -Quoi c'est moi?
Elle: -J'ai pas envie de me plaire.
Lui:-Mais je m'en fous, moi!Tu ressembles à une souillon. Pourquoi tu veux pas me plaire?
Elle: -C'est moi.
Lui:-Je m'en fous,je te dis!Tu crois que c'est agréable?Regarde tes cheveux.
Elle: -Ils sont sales
Lui: -Oui ils sont sales.Pourquoi tu les laves pas?
Elle: -J'y pense pas.
Lui: -Quand tu les laves ils sont très beaux,très doux.J'aime bien les caresser,moi,quand tu les mets comme ça, avec une petite barrette.
Elle: -Elle est cassée
Lui: -Mais rachètes en une,merde,ça coute deux francs.
Elle: -Pas pensé
Lui: -Et tes yeux,pourquoi tu les maquilles pas?
Elle: -Sais pas.
Lui: -Mets un trait de truc autour,c'est super joli quand tu le fais.Ca te fais des yeux de...de... sirène
Elle: -D'accord
Lui: -Et ta poitrine.Je suis sûr que t'as pas de soutif.
Elle: -Non
Lui :-Mais c'est moche,regarde,ça te fait deux paquets qui pendouillent,comme les vieilles.T'as des nichons de vieilles.
Elle:-Tant pis
Lui: -Mais non pas tant pis.Attaches-les.Empêche-les de foutre le camp partout.Tu crois que je peux avoir envie de les tripoter les trucs tout mou.
Elle:-Ben non.
Lui: -Ben non.Tu dis ben non comme si tu t'en fichais.Ben non,j'ai pas envie.Et pourtant ils sont mignons quand tu me les mets dans le creux de la main.
Elle:-C'est vieux tout ça.
Lui:-Bien sûr c'est vieux,l'envie elle fout le camp si tu fait pas un effort!
Regarde tes hanches.
Elle:-Elles sont grosses
Lui:-Un peu!T'as pris combien de kilos?
Elle: -Plein
Lui:-Tu manges n'importe quoi,n'importe quand .Pas étonnant.T'as doublé de largeur.
Elle:-Je sais
Lui:-T'étais pas comme ça avant.
Elle: -Avant?
Lui:-Ben oui
Elle:-Avant quoi?
Lui: -Tu sais bien
Elle:-Dis le.
Lui: -Avant...Quand je t'ai connue.T'étais super mignonne,super gironde.La plus belle.Ils voulaient tous t'avoir les copains.
Comment qu'ils en mettaient de la pento sur les cheveux!
Et de la Mont saint Michel sous les bras.
Et même une giclée dans le falzar des fois que tu viendrais y promener ton museau.
Ah je les ai bien,eus! Tous!C'est moi qui t'ai.
Elle:-Avant quoi?Dis-le!
Lui:-Mais arrête!Je les aimais bien tes hanches,moi,dans la petite robe en coton blanc à fleufleurs.
C'était du vêtement qui cachait pas grand-chose .
Juste la vue.
Mais quand tu me frôlais en sautillant par dessus les flaques d'eau,comment je la sentais la chair au dessus de l'os.
Parfois tu appuyais juste ce qu'il fallait pour que je sente aussi l'élastique de la culotte.
Ah la vache!Les filles ,vous en connaissez des trucs pour allumer la mèche.
Fallait pas me le dire deux fois.
Et toi non plus.
Comment qu'il nous en déferlait des paquets de désir!La culotte arrivait plus vite en bas des pieds qu'une ambulance tellement il y avait urgence.
Elle:-Tu les aimais mes hanches?
Lui: -Drôlement.Parce que c'est la première chose qui apparaît quand on fait rouler la culotte.C'est tout doux,tout chaud,tout blanc,parfumé à la lessive en poudre.
On embrasse le creux de la hanche en pensant à ce qui va suivre.
C'est doux comme le ventre d'un chat.
C'est tout juste si ça ronronne pas pareil.
Les mains suivent le chemin des cuisses en pinçant le tissu comme un voile de mariée.
Et soudain,paf,il est là,merveilleux.Tu te le prends de plein fouet comme un soleil.C'est à ce moment là que le monde bascule dans une autre dimension.
Elle: -Et la fille sur la carpette.
Lui: -Tes hanches,comme des rochers émergés dans l'océan des désirs.
Elle:-Ca oui,tu t'y accrochais fort pour pousser ton esquif.
Lui: -Ose dire qu'il n'était pas accueillant ton petit port de pêche?
Elle: -Sûr l'escale coûtait pas cher et l'homme trouvait son compte.
Lui:-Cause toujours!T'étais drôlement plus avenante de la hanche avant.
Elle:-Avant.
Lui: -Parfaitement avant.
Elle:-Avant!
Lui: -Oui,oui,oui,avant!
Elle: -MAIS AVANT QUOI ,BORDEL,dis le un peu,ce qui les déforme les hanches des femmes puisque t'es si causant au moment de les ouvrir.Dis ce qui les laboure,les rabote,les arrache,les écorche,et les laisse ensanglantées quand la marée se retire.Dis ce qui les fouille sans souci,par besoin de violence,par besoin d'éclatement,pour faire mugir les taureaux de la mer qui déversent leur écume et s'en vont pisser au large,égoïstes,piaffants,raides de leur seul pauvre muscle.
Avant!Oui,avant,j'avais envie d'être belle et douce et parfumée comme la tendresse que j'espérais,avant que tu ne fasses de moi le paillasson de ta jouissance.
Avant que je ne referme mes hanches comme des ailes meurtries sur le nid saccagé par tes tempêtes.Avant que je ne renonce à ce qui pourrait en sortir par peur que ça ne te ressemble.Avant que je ne laisse la graisse se répandre et recouvrir monstrueusement les désirs de mon corps.
Je suis sale parce que je me sens sale.C'est tout.
Lui: -...Pardonne...
Elle: -Non
Texte extrait de "la peau du désir"
écrit par Gérard Levoyer
Un retour
Je ramènerai les fruits à pain,
les épices, et le rhum arrangé
Je garderai sur ma peau
quelques jours encore
la couleur de la caresse
du soleil,
Je reviens bientôt
les épices, et le rhum arrangé
Je garderai sur ma peau
quelques jours encore
la couleur de la caresse
du soleil,
Je reviens bientôt
samedi 25 avril 2009
ENVOL
Voilà, ça y est,
Tout est fin prêt, ou du moins l'espère t-elle :
les derniers sacs sont bouclés, les billets rangés de manière préhensible, avec le passeport, dans un coin de son sac, (c'est tellement chiant à chercher,sans les trouver.. ".mais non cela n'est pas le bon ",et se heurter a la condescendance pleine de reproches du personnel navigant...)
Aujourd'hui elle a préparé ce départ dans un grand calme, pensé avec le plus de justesse possible ses besoins, surtout ne pas trop se charger, garder de la place, pour vivre,...
Vivre cette aventure qu'elle a peu anticipé.
Ces dernières semaines l'ont éprouvé,
elle a du prendre des décisions rapides, ce dont elle a horreur,
faire face a un réel qui pouvait la submerger, qui aurait pu l'anéantir...
Puis très vite
le refus de se laisser piéger dans la nasse que l'autre lui imposait,
partir de "chez soi"plutôt que laisser la place aux jérémiades, aux obscénités, à la victimisation que porte l'irresponsable désespoir.
Le refus d'alimenter cette "névrose de destin", cette dynastie de la maltraitance de son "gynécée" : elle a du s'en extraire, tout au long de son existence
Aujourd'hui c'est la couleur de l'illusion qui a pris la même odeur de mortifère .
Elle a su parler, cette fois, trouver de l'écoute auprès de ses amis
ceux de toujours
D'autres, qui ont ouvert leur porte,
Et lui ont témoigné leur estime
Dans une grande humanité
Ces échanges l'ont régénéré,
très vite,
elle est déjà dans son futur ,
comme projetée dans l'existence
qu'elle envisage encore avec de grands, de beaux moments de bonheur
comme toujours .
Elle sait cette capacité en elle, inaltérable, infiniment renouvelable
le temps que durera sa vie:
Cette force vitale réparatrice qu'elle sait puiser dans le fond de son être au plus profond de sa biologie.
Aujourd'hui elle se prépare a cet envol, dégagée des oripeaux de l' histoire ancienne, elle part rejoindre l'autre bord, où l'attendent des océans de lumière.
Tout est fin prêt, ou du moins l'espère t-elle :
les derniers sacs sont bouclés, les billets rangés de manière préhensible, avec le passeport, dans un coin de son sac, (c'est tellement chiant à chercher,sans les trouver.. ".mais non cela n'est pas le bon ",et se heurter a la condescendance pleine de reproches du personnel navigant...)
Aujourd'hui elle a préparé ce départ dans un grand calme, pensé avec le plus de justesse possible ses besoins, surtout ne pas trop se charger, garder de la place, pour vivre,...
Vivre cette aventure qu'elle a peu anticipé.
Ces dernières semaines l'ont éprouvé,
elle a du prendre des décisions rapides, ce dont elle a horreur,
faire face a un réel qui pouvait la submerger, qui aurait pu l'anéantir...
Puis très vite
le refus de se laisser piéger dans la nasse que l'autre lui imposait,
partir de "chez soi"plutôt que laisser la place aux jérémiades, aux obscénités, à la victimisation que porte l'irresponsable désespoir.
Le refus d'alimenter cette "névrose de destin", cette dynastie de la maltraitance de son "gynécée" : elle a du s'en extraire, tout au long de son existence
Aujourd'hui c'est la couleur de l'illusion qui a pris la même odeur de mortifère .
Elle a su parler, cette fois, trouver de l'écoute auprès de ses amis
ceux de toujours
D'autres, qui ont ouvert leur porte,
Et lui ont témoigné leur estime
Dans une grande humanité
Ces échanges l'ont régénéré,
très vite,
elle est déjà dans son futur ,
comme projetée dans l'existence
qu'elle envisage encore avec de grands, de beaux moments de bonheur
comme toujours .
Elle sait cette capacité en elle, inaltérable, infiniment renouvelable
le temps que durera sa vie:
Cette force vitale réparatrice qu'elle sait puiser dans le fond de son être au plus profond de sa biologie.
Aujourd'hui elle se prépare a cet envol, dégagée des oripeaux de l' histoire ancienne, elle part rejoindre l'autre bord, où l'attendent des océans de lumière.
jeudi 12 mars 2009
A tes chères confusions....
Je te questionne depuis ces jours derniers sur cette idée d'une Liberté sans la Responsabilité.Cet adage a soulevé de l'effroi, comme des soubresauts de l'âme, aliénée à la jachère de l'existence. Tu perds de ta superbe, les mots te manquent, ne peuvent plus te penser, alors tu luttes pour ne pas te laisser aspirer par le vertige de l'inexplicable, et voilà que tu nous projettes dans un avenir sans l'histoire,... notre histoire.
Tu as sûrement besoin d'une vie de personnage de roman, d'une vie à pleines dents, c'est une explication qui peut te convenir, mais à moi, ce personnage ,il ne me convient pas, cela n'est pas celui là que je pensais auprès de moi ces dernières années.
Nous partageons des valeurs, des essentielles, pour nous sentir mieux vivre, l'un avec l'autre, garder ce plaisir d'être ensemble, comme tu me le dis :"rien ne nous oblige"...
Pourtant...Nous y voilà... .Nous devrons revenir chacun,de cette traversée que tu nous imposes, avant de pouvoir panser nos plaies ulcérées par nos manques à dire, qui servent ta jouissance: Depuis longtemps,tu me quittes, pour en rejoindre d'autres, trouver du plaisir en d'autres, et revenir vers moi, rasséréné par ces excitations "cachotières".
Et c'est cela que tu as nommé ta liberté ?...
Nous avons souvent rêvé ensemble de cet alter monde, plus juste, plus humain, mieux responsable les uns des autres, je te parlais d'écologie relationnelle, je voulais vivre le surcroît avec toi, ce qui advient que l'on n'attend pas
Je crois que ça, nous l'avons réussi.
Merci mon Amour.
Mais aujourd'hui, je ne te suivrais pas dans ce que tu m'apprends de ton imbroglio existentiel, je lâche ta main afin que tu trouves seul, l'équilibre d'un nouveau pas dans l'existence.
J'espère de toutes mes forces que tu parviendras à ce renouveau pour enfin te sentir libre .
.
PS:Je ne serais plus à tes côtés
Durant ton périple
Mais saches que,
je
Saches le
Tu as sûrement besoin d'une vie de personnage de roman, d'une vie à pleines dents, c'est une explication qui peut te convenir, mais à moi, ce personnage ,il ne me convient pas, cela n'est pas celui là que je pensais auprès de moi ces dernières années.
Nous partageons des valeurs, des essentielles, pour nous sentir mieux vivre, l'un avec l'autre, garder ce plaisir d'être ensemble, comme tu me le dis :"rien ne nous oblige"...
Pourtant...Nous y voilà... .Nous devrons revenir chacun,de cette traversée que tu nous imposes, avant de pouvoir panser nos plaies ulcérées par nos manques à dire, qui servent ta jouissance: Depuis longtemps,tu me quittes, pour en rejoindre d'autres, trouver du plaisir en d'autres, et revenir vers moi, rasséréné par ces excitations "cachotières".
Et c'est cela que tu as nommé ta liberté ?...
Nous avons souvent rêvé ensemble de cet alter monde, plus juste, plus humain, mieux responsable les uns des autres, je te parlais d'écologie relationnelle, je voulais vivre le surcroît avec toi, ce qui advient que l'on n'attend pas
Je crois que ça, nous l'avons réussi.
Merci mon Amour.
Mais aujourd'hui, je ne te suivrais pas dans ce que tu m'apprends de ton imbroglio existentiel, je lâche ta main afin que tu trouves seul, l'équilibre d'un nouveau pas dans l'existence.
J'espère de toutes mes forces que tu parviendras à ce renouveau pour enfin te sentir libre .
.
PS:Je ne serais plus à tes côtés
Durant ton périple
Mais saches que,
je
Saches le
lundi 9 mars 2009
QUESTIONS DIVERSES
Elle sentait ce jour arriver
L'étau se resserrer
Cela la réveillait la nuit parfois
Une douleur, profonde dans la poitrine
Qui faisait remonter toutes les questions
Tout ce qu'elle taisait, depuis trop longtemps
Ce qu'elle ne pouvait partager
Ce qui est devenu l'Indicible
Il dormait là, à ses côtés
Elle écoutait, sa respiration,
Ces rythmes intérieurs, qui savent nous dire
La confiance que nous portons à la vie
Les siens souvent sont perturbés
Elle a du parfois le rassurer
Lui apprendre l'intentionnalité positive
Que l'on trouve dans son propre souffle
Leur relation s' est renforcée
De cette écoute intime qu'elle a pu lui offrir
Elle sait l'apaisement qu'il a trouvé
Dans leur rencontre
Qui nous fait approcher
Le bonheur d'être ensemble
Aujourd'hui la passion a déserté la fulgurance
De leurs premiers instants,
Son corps de désir reste silencieux....
Depuis longtemps
Elle a cru un temps a ses tracas de bonne femme,
Inexorable bouleversement biologique
Puis ces pertes et ses deuils
Qui l'ont amputé de la joie nécessaire
Puis il y a lui
Qui ne s' approche plus d'elle
Qui reste des heures sur internet
Bien que leur relation reste sans ombrage
Elle devra lui parler de leur malentendu
De ce qu'elle sait qu'il continue de vivre
Et qu'il appelle sa liberté, inaliénable
Elle devra lui dire l'inacceptable
Pour préserver son désir d'exister, avant tout
Son refus de se laisser dévaster
Par les fuites en avant et l' indifférence
Ce matin il part une nouvelle fois
Vers des programmes incertains....
Bientôt elle lui parlera
L'étau se resserrer
Cela la réveillait la nuit parfois
Une douleur, profonde dans la poitrine
Qui faisait remonter toutes les questions
Tout ce qu'elle taisait, depuis trop longtemps
Ce qu'elle ne pouvait partager
Ce qui est devenu l'Indicible
Il dormait là, à ses côtés
Elle écoutait, sa respiration,
Ces rythmes intérieurs, qui savent nous dire
La confiance que nous portons à la vie
Les siens souvent sont perturbés
Elle a du parfois le rassurer
Lui apprendre l'intentionnalité positive
Que l'on trouve dans son propre souffle
Leur relation s' est renforcée
De cette écoute intime qu'elle a pu lui offrir
Elle sait l'apaisement qu'il a trouvé
Dans leur rencontre
Qui nous fait approcher
Le bonheur d'être ensemble
Aujourd'hui la passion a déserté la fulgurance
De leurs premiers instants,
Son corps de désir reste silencieux....
Depuis longtemps
Elle a cru un temps a ses tracas de bonne femme,
Inexorable bouleversement biologique
Puis ces pertes et ses deuils
Qui l'ont amputé de la joie nécessaire
Puis il y a lui
Qui ne s' approche plus d'elle
Qui reste des heures sur internet
Bien que leur relation reste sans ombrage
Elle devra lui parler de leur malentendu
De ce qu'elle sait qu'il continue de vivre
Et qu'il appelle sa liberté, inaliénable
Elle devra lui dire l'inacceptable
Pour préserver son désir d'exister, avant tout
Son refus de se laisser dévaster
Par les fuites en avant et l' indifférence
Ce matin il part une nouvelle fois
Vers des programmes incertains....
Bientôt elle lui parlera
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