Les amours des uns
Parce qu'elle
Et des unes
Innombrables signes qui gravitent
Entre les vivants
Atomes de désir, de jeux, de sincérité
Qui percutent les coeurs,
Fait jouir les chairs,
Lacèrent les entrailles
Des saisons s'écrivent
D'autres se déchirent
Les amours des autres
L'amitié des uns
La tendresse des unes
Le choix d'un corps
L'attente d'un choeur
Les solitudes s'avouent-elles tout
Les secrets des uns
Le jardin des unes
De l'intimité au brouhaha
Les empreints filent dans les villes
Sur toutes les routes
Terminus au passage
Silhouette devant la lune
Ombres sous le soleil
Reflet dans un verre
Eclats de sourire ou de larmes
Amas consumé par les lumières des cités
Evanouis pas à pas
Avalés par les rails
Les cordons se coupent là
Se cicatrisent ici
Ou plus jamais
Se renouent ailleurs
Ou plus
Toutes les villes et toutes les routes
Retiennent gravés dans leurs cieux
Tous les amours, toutes les amitiés
La griffe d'un avion dans l'azur, un jour d'hiver
Les baisers d'une étoile sur un la en automne
Le sillage d'un bateau
Les mémoires se figent au bord d'un chemin
Les souvenirs 'égarent au fond d'une impasse
Dans l'arène où tournoient les deux larmes
La nostalgie est dépecée
Et ce ne sont que des lambeaux de solitude
Derrière l'ultime paroie
Comment tendre à nouveau la main
Lorsqu'il est trop tard?
Seul le scintillement des astres
Dans les regards un jour échangé
Est éternel
Te souviendras-tu
Des amours des unes et des uns
Tes amours, ton amour ?
En gardons-nous toujours un seul à demeure
Elle était comment?
Il était pourquoi?