lundi 12 novembre 2012

Sur la table du salon

Elle s'est assise sur le canapé, après qu'il lui est offert un verre de  Bourgogne: c'est ainsi qu'ils ont ritualisé la manière de se retrouver, ils savourent dans le vin les plaisirs exquis de chaque nouvelle approche entre eux. Il y a là, sur la table du salon, une BD, d'un genre,.... érotique,... qu'il est allé chercher à la bibliothèque municipale... Cela l'a  faite sourire: à l'heure où chacun peut, se procurer toute sorte de vidéos, dessins, bouquins et autres téléchargements,dans le plus strict anonymat, lui, il fait le choix  de consommer local  sans se soucier de la tête de la bibliothécaire.
C'est ce qu'elle aime et qu'elle vient chercher chez lui, cette liberté d'être qu'il cultive dans une forme d'élégance, esthétique et apaisante.



Il aime les femmes, elle le sait... Il aime l'amour,  c'est une aubaine pour elle de redécouvrir avec lui,  les plaisirs infinis du corps avec cette liberté qu'il lui offre. Elle continue de sourire, et lui tend ses lèvres..




un cri dans le silence des sentiments


Les amours des uns
Parce qu'elle  
Et des unes
Innombrables signes qui gravitent
Entre les vivants
Atomes de désir, de jeux, de sincérité
Qui percutent les coeurs,
Fait jouir les chairs,
Lacèrent les entrailles
Des saisons s'écrivent
D'autres se déchirent
Les amours des  autres
L'amitié des uns
La tendresse des unes
Le choix d'un corps
L'attente d'un choeur
Les solitudes s'avouent-elles tout
Les secrets des uns
Le jardin des unes
De l'intimité au brouhaha
Les empreints filent dans les villes
Sur toutes les routes
Terminus au passage
Silhouette devant la lune
Ombres sous le soleil
Reflet dans un verre
Eclats de sourire ou de larmes
Amas consumé par les lumières des cités
Evanouis pas à pas
Avalés par les rails
Les cordons se coupent là
Se cicatrisent ici
Ou plus jamais
Se renouent ailleurs
Ou plus
Toutes les villes et toutes les routes
Retiennent  gravés dans leurs cieux
Tous les amours, toutes les amitiés
La griffe d'un avion dans l'azur, un jour d'hiver
Les baisers d'une étoile sur un la en automne
Le sillage d'un bateau
Les mémoires se figent au bord d'un chemin
Les souvenirs 'égarent au fond d'une impasse
Dans l'arène où tournoient les deux larmes
La nostalgie est dépecée
Et ce ne sont que des lambeaux de solitude
Derrière l'ultime paroie
Comment tendre à nouveau la main
Lorsqu'il est trop tard?
Seul le scintillement des astres
Dans les regards un jour échangé
Est éternel
Te souviendras-tu
Des amours des unes et des uns
Tes amours, ton amour ?
En gardons-nous toujours un seul à demeure
Elle était comment?
Il était pourquoi?






mercredi 7 novembre 2012

Le retour du...google

Quand j'y viens
Je ne sais pas où je vais,
ni où je dois aller,
je n'ai pas perdu la direction
mais plutôt l'impression
de ne pas l'avoir trouvé
Alors ça cherche
des mots, des paroles
du langage qui ouvre

Et ça ouvre?
encore et encore
des fenêtres sur l'infini
Un infini d'informations
et d'images
intraitables
et voilà que
trop d'ouverture
ça ne se referme plus
refuse de passer
du côté de l'amnésie
des oubliettes de l'âme
Et ça bug bug bug
Trop d'excitation
c'est l' overdose ordinatique
Il aura fallu des mois
pour récupérer la connexion
de Google