Je te questionne depuis ces jours derniers sur cette idée d'une Liberté sans la Responsabilité.Cet adage a soulevé de l'effroi, comme des soubresauts de l'âme, aliénée à la jachère de l'existence. Tu perds de ta superbe, les mots te manquent, ne peuvent plus te penser, alors tu luttes pour ne pas te laisser aspirer par le vertige de l'inexplicable, et voilà que tu nous projettes dans un avenir sans l'histoire,... notre histoire.
Tu as sûrement besoin d'une vie de personnage de roman, d'une vie à pleines dents, c'est une explication qui peut te convenir, mais à moi, ce personnage ,il ne me convient pas, cela n'est pas celui là que je pensais auprès de moi ces dernières années.
Nous partageons des valeurs, des essentielles, pour nous sentir mieux vivre, l'un avec l'autre, garder ce plaisir d'être ensemble, comme tu me le dis :"rien ne nous oblige"...
Pourtant...Nous y voilà... .Nous devrons revenir chacun,de cette traversée que tu nous imposes, avant de pouvoir panser nos plaies ulcérées par nos manques à dire, qui servent ta jouissance: Depuis longtemps,tu me quittes, pour en rejoindre d'autres, trouver du plaisir en d'autres, et revenir vers moi, rasséréné par ces excitations "cachotières".
Et c'est cela que tu as nommé ta liberté ?...
Nous avons souvent rêvé ensemble de cet alter monde, plus juste, plus humain, mieux responsable les uns des autres, je te parlais d'écologie relationnelle, je voulais vivre le surcroît avec toi, ce qui advient que l'on n'attend pas
Je crois que ça, nous l'avons réussi.
Merci mon Amour.
Mais aujourd'hui, je ne te suivrais pas dans ce que tu m'apprends de ton imbroglio existentiel, je lâche ta main afin que tu trouves seul, l'équilibre d'un nouveau pas dans l'existence.
J'espère de toutes mes forces que tu parviendras à ce renouveau pour enfin te sentir libre .
.
PS:Je ne serais plus à tes côtés
Durant ton périple
Mais saches que,
je
Saches le
jeudi 12 mars 2009
lundi 9 mars 2009
QUESTIONS DIVERSES
Elle sentait ce jour arriver
L'étau se resserrer
Cela la réveillait la nuit parfois
Une douleur, profonde dans la poitrine
Qui faisait remonter toutes les questions
Tout ce qu'elle taisait, depuis trop longtemps
Ce qu'elle ne pouvait partager
Ce qui est devenu l'Indicible
Il dormait là, à ses côtés
Elle écoutait, sa respiration,
Ces rythmes intérieurs, qui savent nous dire
La confiance que nous portons à la vie
Les siens souvent sont perturbés
Elle a du parfois le rassurer
Lui apprendre l'intentionnalité positive
Que l'on trouve dans son propre souffle
Leur relation s' est renforcée
De cette écoute intime qu'elle a pu lui offrir
Elle sait l'apaisement qu'il a trouvé
Dans leur rencontre
Qui nous fait approcher
Le bonheur d'être ensemble
Aujourd'hui la passion a déserté la fulgurance
De leurs premiers instants,
Son corps de désir reste silencieux....
Depuis longtemps
Elle a cru un temps a ses tracas de bonne femme,
Inexorable bouleversement biologique
Puis ces pertes et ses deuils
Qui l'ont amputé de la joie nécessaire
Puis il y a lui
Qui ne s' approche plus d'elle
Qui reste des heures sur internet
Bien que leur relation reste sans ombrage
Elle devra lui parler de leur malentendu
De ce qu'elle sait qu'il continue de vivre
Et qu'il appelle sa liberté, inaliénable
Elle devra lui dire l'inacceptable
Pour préserver son désir d'exister, avant tout
Son refus de se laisser dévaster
Par les fuites en avant et l' indifférence
Ce matin il part une nouvelle fois
Vers des programmes incertains....
Bientôt elle lui parlera
L'étau se resserrer
Cela la réveillait la nuit parfois
Une douleur, profonde dans la poitrine
Qui faisait remonter toutes les questions
Tout ce qu'elle taisait, depuis trop longtemps
Ce qu'elle ne pouvait partager
Ce qui est devenu l'Indicible
Il dormait là, à ses côtés
Elle écoutait, sa respiration,
Ces rythmes intérieurs, qui savent nous dire
La confiance que nous portons à la vie
Les siens souvent sont perturbés
Elle a du parfois le rassurer
Lui apprendre l'intentionnalité positive
Que l'on trouve dans son propre souffle
Leur relation s' est renforcée
De cette écoute intime qu'elle a pu lui offrir
Elle sait l'apaisement qu'il a trouvé
Dans leur rencontre
Qui nous fait approcher
Le bonheur d'être ensemble
Aujourd'hui la passion a déserté la fulgurance
De leurs premiers instants,
Son corps de désir reste silencieux....
Depuis longtemps
Elle a cru un temps a ses tracas de bonne femme,
Inexorable bouleversement biologique
Puis ces pertes et ses deuils
Qui l'ont amputé de la joie nécessaire
Puis il y a lui
Qui ne s' approche plus d'elle
Qui reste des heures sur internet
Bien que leur relation reste sans ombrage
Elle devra lui parler de leur malentendu
De ce qu'elle sait qu'il continue de vivre
Et qu'il appelle sa liberté, inaliénable
Elle devra lui dire l'inacceptable
Pour préserver son désir d'exister, avant tout
Son refus de se laisser dévaster
Par les fuites en avant et l' indifférence
Ce matin il part une nouvelle fois
Vers des programmes incertains....
Bientôt elle lui parlera
mercredi 4 mars 2009
Lettre au Président de Mathieu Bellahsen, interne en psychiatrie
Monsieur le Président,
Je vous écris en tant que citoyen. Cette lettre se termine avec une question, pourrez vous y répondre ?
Je le souhaite.
Il m’a été offert la possibilité de rencontrer des existences remettant en cause radicalement ce que l’on est, ce que je suis, ce que l’on pense vivre, ce sur quoi il semble commun de s’entendre et que l’on dénomme réalité.
Dans ce monde de la normalité supposée, alors même que celui qui tenterait d’être le plus normal serait soit mort soit le dernier des fous, que faîtes vous de cette part de folie présente dans chaque homme, celle qui leur fait accomplir les horreurs tant décriées mais aussi les créations les plus incroyables, les plus sublimes dont notre culture regorge ?
Que vous a fait la folie pour la mettre uniquement sur le dos des fous ?
Que vous ont fait les fous pour que vous les chargiez de tous les maux victimaires contemporains. Vous avez attaqué notre folie commune par celle bien plus grande de la normopathie. Le bruit des mises à l’écart nous rappelle avec honte une partie de la psychiatrie française durant la collaboration. A cette cruauté envers nos semblables, nous n’avons de cesse que de penser.
Ne l’oubliez pas, ne les oubliez pas.
Laissez à ces morts leur sépulture, humus honteux de notre civilisation.
Laissez aux fous la folie nécessaire pour s’attaquer à cette normalité dévastatrice qui ronge le monde contemporain.
Laissez nous compter avec des chiffres qui ne seraient pas zéro (risque zéro, tolérance zéro), avec des chiffres qui seraient poétiques et non de petits comptages bureaucratiques.
Repensez aux trains.
Au zéro de l’opinion, nous entendons substituer l’infini de nos possibles.
Le rouleau compresseur gestionnaire « pour le bien », « pour assainir » de votre politique se heurte donc à ces arrachés de la Raison, citoyens qui prennent soin et brodent en fine dentelle les détails infimes de l’existence.
Nous prendrons les aiguilles pour tisser ensemble ce lien social précaire qu’il s’agit à chaque minute de refaire, nous ne prendrons pas seulement les aiguilles pour piquer, injecter, enfermer.
Nous construirons des murs, pour des maisons avec une ambiance chaleureuse, bien loin de la froideur déserte des asiles, nous ne construirons pas vos cachots indignes de la folie.
Nous surveillerons, avec notre sensibilité, notre accueil, notre veillance et non avec ces caméras persécutantes, avilissantes, faisant l’impasse sur la nécessité relationnelle du travail psychique.
Nous aurons des bracelets pour offrir au plus grand nombre, confectionnés avec des petites ficelles marquant un travail précieux et nécessaire, et non votre boulet avec sa chaîne électronique.
Nous aurons des lieux fermés oui, mais pour ces secrets qui ne peuvent voir le jour sans provoquer de la peine, de la rage, du désespoir, ces secrets regorgeant d’une souffrance qui doit s’enterrer patiemment, ensemble.
Nous aurons des moments difficiles, des moments de joie, des moments de colère, d’errements, de contemplation, de sidération, de poésie.
Nous aurons comme dans toute vie, des moments difficiles.
Nous devrons supporter les malheurs, les tragédies, nous sommes obligés « c’est la vie », la fatalité, le Destin.
A moins que la meilleure façon de vivre soit de ne pas exister ?
Oui monsieur, je me déclare schizophrène dangereux si c’est le nom contemporain de l’exclusion, de l’abandon, de la vindicte.
Nous serons de plus en plus nombreux à le clamer pour éparpiller les ténèbres que vous essaimez. Pour que ce vocable, nous rappelant l’odeur des gaz de la mort, perde son sens infâmant.
Pour que cette supposée « dangerosité » soit synonyme du risque inhérent à la vie.
Pour que cette campagne de destruction du lien social, cette politique de la peur dont vous n’êtes que l’une des petites statuettes à ranger au panthéon des crimes contre la dignité humaine, périsse d’elle-même.
Je vous souhaite que la normalité supposée saine dont vous vous parez se heurte à l’intimité d’une rencontre avec un « fou », votre semblable.
Dans ce miroir humain que vous n’osez regarder, méfiez vous du reflet sombre de votre inconséquence.
Méfiez vous de l’ombre populiste colportée par la poussière des opinions.
Méfiez vous du bruit des drames quotidiens des Hommes et de leur misère.
Méfiez vous surtout de leur écho et de la rumeur qui s’infiltre dans vos appartements dorés.
Si vos annonces sont suivis de faits, que les cris de la foule enflent au point de vouloir enfermer, reléguer, exterminer nos semblables, alors prévoyez nous une place à côté d’eux.
Prévoyez également beaucoup de police, beaucoup de violence, de terreur et d’horreur.
Prévoyez plus de vies gâchées que vos « dangereux » n’en auraient faits.
Prévoyez notre résistance.
Vous pourrez nous provoquer, nous insulter, nous bannir, nous parquer.
Mais penser à l’après.
Penser quand l’Histoire vous demandera : « pourquoi ? »
Quelle sera votre réponse à la « solution » que vous mettez en place ?
Je vous écris en tant que citoyen. Cette lettre se termine avec une question, pourrez vous y répondre ?
Je le souhaite.
Il m’a été offert la possibilité de rencontrer des existences remettant en cause radicalement ce que l’on est, ce que je suis, ce que l’on pense vivre, ce sur quoi il semble commun de s’entendre et que l’on dénomme réalité.
Dans ce monde de la normalité supposée, alors même que celui qui tenterait d’être le plus normal serait soit mort soit le dernier des fous, que faîtes vous de cette part de folie présente dans chaque homme, celle qui leur fait accomplir les horreurs tant décriées mais aussi les créations les plus incroyables, les plus sublimes dont notre culture regorge ?
Que vous a fait la folie pour la mettre uniquement sur le dos des fous ?
Que vous ont fait les fous pour que vous les chargiez de tous les maux victimaires contemporains. Vous avez attaqué notre folie commune par celle bien plus grande de la normopathie. Le bruit des mises à l’écart nous rappelle avec honte une partie de la psychiatrie française durant la collaboration. A cette cruauté envers nos semblables, nous n’avons de cesse que de penser.
Ne l’oubliez pas, ne les oubliez pas.
Laissez à ces morts leur sépulture, humus honteux de notre civilisation.
Laissez aux fous la folie nécessaire pour s’attaquer à cette normalité dévastatrice qui ronge le monde contemporain.
Laissez nous compter avec des chiffres qui ne seraient pas zéro (risque zéro, tolérance zéro), avec des chiffres qui seraient poétiques et non de petits comptages bureaucratiques.
Repensez aux trains.
Au zéro de l’opinion, nous entendons substituer l’infini de nos possibles.
Le rouleau compresseur gestionnaire « pour le bien », « pour assainir » de votre politique se heurte donc à ces arrachés de la Raison, citoyens qui prennent soin et brodent en fine dentelle les détails infimes de l’existence.
Nous prendrons les aiguilles pour tisser ensemble ce lien social précaire qu’il s’agit à chaque minute de refaire, nous ne prendrons pas seulement les aiguilles pour piquer, injecter, enfermer.
Nous construirons des murs, pour des maisons avec une ambiance chaleureuse, bien loin de la froideur déserte des asiles, nous ne construirons pas vos cachots indignes de la folie.
Nous surveillerons, avec notre sensibilité, notre accueil, notre veillance et non avec ces caméras persécutantes, avilissantes, faisant l’impasse sur la nécessité relationnelle du travail psychique.
Nous aurons des bracelets pour offrir au plus grand nombre, confectionnés avec des petites ficelles marquant un travail précieux et nécessaire, et non votre boulet avec sa chaîne électronique.
Nous aurons des lieux fermés oui, mais pour ces secrets qui ne peuvent voir le jour sans provoquer de la peine, de la rage, du désespoir, ces secrets regorgeant d’une souffrance qui doit s’enterrer patiemment, ensemble.
Nous aurons des moments difficiles, des moments de joie, des moments de colère, d’errements, de contemplation, de sidération, de poésie.
Nous aurons comme dans toute vie, des moments difficiles.
Nous devrons supporter les malheurs, les tragédies, nous sommes obligés « c’est la vie », la fatalité, le Destin.
A moins que la meilleure façon de vivre soit de ne pas exister ?
Oui monsieur, je me déclare schizophrène dangereux si c’est le nom contemporain de l’exclusion, de l’abandon, de la vindicte.
Nous serons de plus en plus nombreux à le clamer pour éparpiller les ténèbres que vous essaimez. Pour que ce vocable, nous rappelant l’odeur des gaz de la mort, perde son sens infâmant.
Pour que cette supposée « dangerosité » soit synonyme du risque inhérent à la vie.
Pour que cette campagne de destruction du lien social, cette politique de la peur dont vous n’êtes que l’une des petites statuettes à ranger au panthéon des crimes contre la dignité humaine, périsse d’elle-même.
Je vous souhaite que la normalité supposée saine dont vous vous parez se heurte à l’intimité d’une rencontre avec un « fou », votre semblable.
Dans ce miroir humain que vous n’osez regarder, méfiez vous du reflet sombre de votre inconséquence.
Méfiez vous de l’ombre populiste colportée par la poussière des opinions.
Méfiez vous du bruit des drames quotidiens des Hommes et de leur misère.
Méfiez vous surtout de leur écho et de la rumeur qui s’infiltre dans vos appartements dorés.
Si vos annonces sont suivis de faits, que les cris de la foule enflent au point de vouloir enfermer, reléguer, exterminer nos semblables, alors prévoyez nous une place à côté d’eux.
Prévoyez également beaucoup de police, beaucoup de violence, de terreur et d’horreur.
Prévoyez plus de vies gâchées que vos « dangereux » n’en auraient faits.
Prévoyez notre résistance.
Vous pourrez nous provoquer, nous insulter, nous bannir, nous parquer.
Mais penser à l’après.
Penser quand l’Histoire vous demandera : « pourquoi ? »
Quelle sera votre réponse à la « solution » que vous mettez en place ?
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