samedi 15 novembre 2008

Notre Barbarie bien-pensante

Réunion de crise à L'élysée, notre présidence veut faire pondre une nouvelle loi , viiiite depuis que les fous sont lâchés et redeviennent dangereux. Une loi qui encadre mieux les sorties des patients dangereux.
Et une de plus !
Après celle qui prévoit l'incarcération de centaines de nos jeunes dans les taules de la république avec l'application des peines planchers. Taules où ils ne sont même pas traités à la hauteur de l'amour que nous donnons à nos animaux, nous, les bien-pensants ,qui ne nous émouvons plus devant les dégâts que crée notre société libérale sur nos enfants, nos vieux, nos fous; Bref les plus fragiles d'entre-nous.
Et pour répondre au désarroi, à la désespérance, à cette angoisse de l'inexistence quand l'avoir supplante les valeurs de l'être, ils répondent,en face, par l'enfermement, la répression,l'injonction de soins.Et bien sachez, Messieurs les juges, à la botte de cette gouvernance, que le commandement de soins n'a jamais soigné celui qui est dans l'impossibilité psychique de prendre conscience de son trouble ,(car c'est bien cela la définition de la folie), que la prison telle que vous l'utilisez, n'est qu'une entreprise de destruction des personnes déjà fragiles qui y rentrent: il n'y a qu'a voir le nombre de décompensations psychiques dans nos prisons, décompensations mal soignées, qui aboutissent à des drames, tels que la presse nous en relate régulièrement, drames jamais relayés par un débat de fond sur les déterminismes autres que celui de la responsabilité individuelle.
Notre société, par la voix de nos gouvernants, régresse vers la barbarie, la horde primitive où s'en sortent les plus forts, les plus riches d'entre-nous, mais c'est notre humanité à tous qui est mise à mal car si "celui qui sauve un homme sauve l'humanité", ceux qui restent dans l'incapacité de la préserver participent à sa lente destruction.

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