Je rentrais ce soir là ,les pensées virevoltantes comme si elles jouaient aux pas chassées dans le creuset de mon âme tranquille : la vitesse de ma voiture calée à 85 km/H je me sens ainsi , présente et libre pour vivre l'apaisement de ces instants: ce "juste après" la nécessaire disponibilité professionnelle,où je laisse venir les pensées, elles m'apaisent,me rassurent,me conviennent.Ce soir là ,je m'imprégnais de l'idée que j'avais entamé le dernier tiers de ma vie,je le colorais de superbes projets ,de flamboyantes décisions que je n'avais pas pu ou su prendre jusque là,et je pense à mon fils comme chaque jour depuis sa naissance .J'arrive à mon domicile encore remplie de cette paix,qui est installée en moi depuis que je sais vivre avec ma solitude et au centre de ma vie.La maison s'est déjà obscurcie,depuis le récent changement d'heure,et j'aperçois juste son volume sur la table du séjour...".Je crois savoir.. ,nous en avons déjà regardé ensemble,... c'est la période de mon anniversaire...."Je l'ai déballé délicatement , ses couleurs fleuries ont explosé dans la pénombre de la pièce,sa moêlleuse épaisseur me fait retrouver des souvenirs de l'enfance,lorsque les soirs d'hiver, ma mère , de manière rituelle venait nous border, sa couvée ,avec l'épaisse couche de couvertures et édredons transgénérationnels, qui nous étouffait et nous rassurait, et nous laissait nous endormir dans l'étrangeté de ce paradoxe.
C'est un boutis fleuri
qui a trouvé sa place
sur mon lit
son poids léger
sur mon corps
enchante le début
de mes nuits,
la chaleur qu'il me procure
préserve mon sommeil
c'est un boutis fleuri
que tu as choisi
un peu
comme une mére
protége mieux
son plus fragile enfant .
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