Aujourd’hui, il bruinait sur Rome, une pluie alternative qui froissait la lumière. Mais j’ai vu le Dôme du Vatican et j’ai été scotchée, soufflée par la beauté des nefs qui se succédaient, églises dans l’Eglise, tableaux, sculptures ; un navire de l’espace sorti tout droit d’une manga et destiné à traverser le temps pour venir jusqu’à nous, somptueux et stellaire, près duquel Notre Dame de Paris paraît une souris naine, mais pas qu’elle. Aucune cathédrale si belle soit-elle, peut rivaliser avec la somptuosité gigantesque du dôme.
Pendant un temps qui m’a échappé, je suis restée là, immobile, souffle coupé, écrasée par le gigantisme du lieu, puis capturée par lui, conquise par la ferveur de ceux qui avaient travaillé à sa beauté. Peintures, madones aux enfants, fresques ; sous mes yeux le génie de l’homme s’étalait des marbres du sol aux ors de la coupole sur des milliers de mètres et des profondeurs sans aucun doute célestes.
Puis, les orgues ont retenti, la messe a commencé et dans un étrange et paradoxal brouhaha d’où émergeait le silence, la musique s’est élevée…
J’ai quitté le dôme. Devant moi l’esplanade et l’avenue, les ponts. Rome s’allumait dans la bruine tiède du soir, faisant des flaques de lumière sur les pierres des palais et sur les hautes colonnes, tandis que moi, assise sur les marches du palais, je la regardais béate et amoureuse comme une amante.
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