dimanche 30 novembre 2014

RÔME Ma Belle !...


Un peu de bruine et des îlots de lumière qui transgressent vers les ruelles. Rome en cet après midi est nonchalante et festive. Chaque week-end les rues deviennent piétonnes et la foule déambule, rieuse, avide, pleine d’envie devant des boutiques si belles que l’on voudrait tout acheter ; ce sac de cuir souple pour une robe qu’on ne possède pas, mais que l’on pourrait acheter pour lui plaire, des lingeries d’amour pour des amours interdites, des robes aux jupes fendues et aux décolletés si plongeant qu’ils font passer la sublime chute de reins de Mireille Darc pour une robe de pensionnaire. Et puis aussi les vendeurs de marrons, les musiciens qui frappent le tempo, les clowns qui font des pirouettes et des danseurs de hip hop galvanisés par l’enthousiasme de la foule tandis que des Églises ouvertes, les orgues s’interposent, pour rappeler que les biens terrestres sont choses futiles et « vietato per la chiesa » soit interdit par l’Église, tandis que les « carabinieri » aux angles des rues, surveillent les voitures qui voudraient passer quand même.
J’ai donc, à l’italienne, déambulée, heureuse des lumières qui accrochaient des étoiles tout au long des rues, de l’odeur des marrons grillés, de la robe achetée pour lui plaire, et l’orange fraîche bu comme de l’eau vive, quand fatiguée de tous ces désirs, je me suis enfin posée dans un des multiples cafés de la via del Corso, dont on peut voir d’un côté le Capitole et de l’autre la piazza d’Espagne.
Mais, ô angoisse, et si la robe achetée pour lui plaire ne lui plaisait pas ?

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