lundi 2 février 2015

Rêve d'Insieste....

Le voilà,il est apparu,l'innommable,l'indicible: Il a pris forme dans mon esprit à presque  soixante piges.
Jusque là, il était resté tapi,in-consciencieusement,tout au fond de mon être et je n'ai jamais cru l'aborder qu'au travers des drames des autres, de celles (surtout) qui en ont souffert, réellement, interminablement... Mais, moi, je me suis toujours cru aux abris de cette infamie, et des  affects désorganisateurs dans lesquels nous sommes plongés.
Je n'ai jamais senti son trouble, dans mon programme de femme libre, et suffisamment distanciée.
Alors, pourquoi s'est-il imposé ainsi, dans le repos de cet après- midi d'été, pour  venir perturber ma solitude, tel le  surgissement de l' amant éconduit qui se sent oublié et  qui  ne revient que pour  jouir de ses effets de sidération?...
Ce fut dans  l'intemporalité d'un rêve,  où je me trouve dans le bonheur des miens,entourée des enfants surtout, et tu es là, au beau  milieu de ce" marmaillon". C'est la première fois  je crois que  nous partageons cette joie, ensemble. Je m'avance vers toi,  pour te présenter le dernier né comme une offrande, et ressentir ta joie dans un effet transfuge. Pour la première fois de notre vie, je me laisse alors  aller dans une grande confiance dans tes bras, pour vivre comme un dernier instant cette relation que nous n'aurons plus jamais.Tu cherches  alors ma bouche et  mes lèvres, tandis  que l'effroi, s'empare de moi. Dans mes cris et mes pleurs j'entends ton rire qui me dit que tout cela n'est rien, que c'est de l'amour, que je ne dois pas m'inquiéter: je te frappe alors, avec toute l'énergie de mon désespoir et toi tu continues de rire, de ton  rire qui me glace le sang et me transperce au plus profond de mon ventre...
Je sors du sommeil dans un sursaut, l'angoisse plein  mes entrailles.


 Ces temps derniers, j'ai oublié la présence de ton absence, depuis plusieurs mois déjà: mes pensées trop accaparées par la réorganisation de ma vie, le réinvestissement de ma propre  existence. Ton retour  m'en dit  un peu plus sur nous, sur moi, et il faudra bien que je sache ce lien et cette peur qui nous a empêché toute notre vie et qui  continue de m'empêcher encore aujourd'hui.  Il faudra bien maintenant   continuer ma vie  avec toute cette conscience que me révèle mon inconscient.

1 commentaire:

Vilhelm man a dit…
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